Le blanc va aux sorcières – Helen Oyeyemi

[Livre] Le blanc va aux sorcières

Résumé.
Miranda n’a jamais été comme les autres.
Depuis toute petite elle souffre d’un mal étrange qui la pousse à manger de la craie, le pica. La mort à Haïti de sa mère quand elle a seize ans atténue encore son lien fragile avec la réalité. Rien ne parvient à satisfaire cette faim singulière, qui se transmet de femme en femme. Il y a aussi la demeure familiale, à Douvres, transformée en maison d’hôtes par le père de Miranda, avec ses fenêtres comme de drôles d’yeux carrés, fatigués, son ascenseur déglingué, ses corridors et ses trappes, où ombres, poussières de craie et parfum de rose sont autant de signes d’un mystère à dénouer, avant qu’il ne soit trop tard… Entre modernité et héritage classique, Brontë, James et Poe, ce conte gothique raconte l’exil à soi-même sur fond d’histoire d’amour et d’obsession.

*

Mon avis.
On commence l’histoire sur un ton assez sombre : notre héroïne, Miranda, est atteinte d’une maladie appelée Pica qui la pousse à manger des éléments non comestible, comme de la craie. Chacune des femmes de sa famille en est atteinte mais elle est la seule encore vivante et seule aussi dans son univers.

C’est un récit inattendu entre réalité et fiction qui se révèle être assez prenant, plus on avance et plus on se demande ce qui se passe réellement. La narration est rythmée par les différents protagonistes qui prennent la parole pour expliquer l’évolution de la maladie de Miranda ainsi que ce qui se passe autour d’elle et qu’ils ne comprennent pas.

Miri est un personnage intéressant par son ambiguïté. Elle est torturée de l’intérieure par sa maladie mais aussi par ce qui l’entoure, par un mystère que l’on pourrait qualifier de malédiction. On a envie de l’aider, on cherche à la comprendre, on veut savoir et on se retrouve nous aussi coincés entre quatre murs avec des couloirs sombres et un ascenseur à moitié en panne.

Voilà une lecture que j’ai appréciée pour son histoire à la limite de l’horreur et qui a réussi à m’angoisser par instant. Le récit est très imagé et on se plonge facilement dans le cercle des femmes Silver qui, vous serez prévenus, n’accepte pas les inconnus.

Un grand merci à Liblfy, au Furet du Nord et à Galaade Editions pour cette découverte!

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Ma note.
[Note] 3,5

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[Autre] Rentrée littéraire*

Les plus.
Site officiel du livre
La biographie de l’auteure

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3 commentaires sur « Le blanc va aux sorcières – Helen Oyeyemi »

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