Phaenix, tome 1, Les cendres de l’oubli – Carina Rozenfeld

[Livre] Phaenix 1

Editions: Robert Laffont – R
Pages: 450
Sortie: 06/09/12
Prix: 15,90€

*

Résumé.
Elle a 18 ans, il en a 20. À eux deux ils forment le Phænix, l’oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Mais avant de le devenir, ils devront se retrouver et s’unir dans un amour pur et éternel…

Depuis l’origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L’être fabuleux est constitué de deux âmes sœurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s’aimer pour reformer l’oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d’éloigner les menaces qui pèsent sur l’humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l’oubli de leurs vies antérieures les empêche d’être réunis…
Aujourd’hui, dans le Sud de la France. Anaïa a bientôt dix-huit ans. Elle a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d’université. Passionnée de musique et de théâtre, Anaïa mène une existence normale. Jusqu’à cette étrange série de rêves troublants dans lesquels un jeune homme lui parle et cette mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche.
Plus étrange encore : deux garçons se comportent comme s’ils la connaissaient depuis toujours… Bouleversée par ces événements, Anaïa devra démêler le vrai du faux, comprendre qui elle est vraiment et qui saura la compléter. Elle devra souffler sur les braises mourantes de sa mémoire millénaire pour redevenir elle-même.
S’ouvriront alors les portes d une nouvelle réalité dans laquelle amour et fantastique sont étroitement liés.

*

Mon avis.
Habituellement, j’écris mes chroniques à tête reposée. Je préfère attendre d’avoir les idées plus claires et un peu de recul pour mieux pouvoir vous parler du livre que je viens de finir. Mais pour cette fois, je ne veux pas manquer cette occasion de vous faire partager le flot d’émotions qui me submerge.

Ce livre est beau, magique, puissant. J’ai même du mal à mettre le doigt sur le bon adjectif pour le définir tellement l’auteure a su me transporter dans son univers.

L’histoire commence simplement. Anaïa est une jeune étudiante, elle vient de finir le lycée et a quitté Paris pour le sud. Pourtant, dès son arrivée, sa vie banale change du tout au tout et nous allons alors la suivre dans ce qui pourrait paraître une routine mais qui finalement n’a rien d’ennuyeux et de simple.

L’auteure a réussi avec brio à me faire ressentir chaque hésitation, chaque émotion, chaque sentiment, chaque larme d’Anaïa. J’ai été plus que touchée par ses rêves et cette sensation de vide, cette sensation d’être incomplète.

Plus j’avançais dans l’histoire et plus il m’était difficile de m’arrêter en pleine lecture. Je l’ai d’abord goûté du bout des yeux pour finalement la dévorer littéralement sur la deuxième moitié du livre. Enry, Eidan, Anaïa. Ces trois prénoms sonnent comme une musique que l’on entend au loin, poussée par le vent.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je ne me suis pas attachée à l’héroïne, au contraire. J’étais aussi frustrée de ses réactions, qu’elle de voir que quelque chose lui échappe. J’avais envie de lui dire que tous les éléments concordaient tellement, qu’elle devait être aveugle pour ne pas voir ce qui se trame. J’avais envie de lui mettre le nez dedans et de lui montrer du doigt toutes ses choses qu’elles ne pouvaient plus ignorer. Et c’est ce qui fait que cette lecture m’a engloutie. J’ai été happée dans ce tourbillon de cendres que forme l’histoire d’Anaïa.

Chacun de ses rêves amène une pierre à l’édifice et pourtant, on reste interdit devant une vieille tour qui renferme bien des mystères. L’histoire imaginée par l’auteure est basée sur des choses simples de notre quotidien mais finalement, le fantastique s’installe entre les grains de sable et nous emmène bien au-delà.

J’ai terminé ma lecture en étant complètement chamboulée par tant d’émotions et vraiment, je ne vois pas comment on pourrait oublier…

Un énorme merci à Robert Laffont pour ce livre!

*

Il donnait soudainement l’impression d’être un autre, une personne différente, plus âgée, terriblement âgée, pétrie de douleurs et de joies, de souvenirs immémoriaux qui s’inscrivaient sur les traits de son visage que je découvrais, à cet instant, parfait.

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Ma note.
[Note] 5

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Les plus.
Le site officiel de l’auteure
La nouvelle du livre
La playlist du livre

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La chasse au trésor Version Beta continue,
félicitations à vous pour être arrivé 
à cette nouvelle étape!

Voici le nouvel extrait:

Il y a une chose, lors de mon réveil, que j’ai parfaitement analysée en revanche : le froid mordant. Des frissons me parcouraient alors que j’étais allongée nue sur la table métallique et glaciale, fixée à la grande invention du Dr Lusardi : la machine à duplication humaine. Elle se composait de deux parties. La plus proche de moi, et par laquelle j’étais sortie, ressemblait à un cercueil ouvert. Elle était reliée à la seconde par des tuyaux permettant le transfert de matière. Une deuxième table métallique, parallèle à la mienne, se trouvait de l’autre côté. C’était sur elle que mon Originale avait été installée pour être dupliquée. On avait retiré son cadavre avant que je n’ouvre les yeux.
Une voix qui n’appartenait pas au Dr Lusardi – celle de son assistante, je suppose – a souligné :
— Elle est réussie pour une version BETA. Oui, celle-ci est vraiment délicieuse.
Puis j’ai senti un contact moite sur mon front : la main du docteur, qui vérifiait que je n’avais pas de fièvre.
— L’émergence semble avoir bien fonctionné, a-t-elle déclaré, impassible. Attendez deux heures afin de vous assurer que ce n’est pas un échec, même si je ne me fais aucun souci. Administrez-lui une faible quantité de tranquillisant pour qu’elle se calme. Une fois sa pression sanguine et sa température stabilisées, mettez-la sous anesthésie générale, marquez-la au visage et implantez-lui les puces.
Lorsque j’ouvre de nouveau les yeux, après l’implantation des puces, le Dr Lusardi se tient encore au-dessus de moi.

Et pour poursuivre cette chasse au trésor, voici le nouvel indice!
Quel blogueur a dit à propos de La Couleur de l’âme des Anges : « La Couleur de l’Âme des Anges est un roman riche, plaisant à lire et j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Jeremy et de Allison. »?

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16 commentaires sur « Phaenix, tome 1, Les cendres de l’oubli – Carina Rozenfeld »

  1. Wow !! Tu nous transporte littéralement de ce roman qui semble super… J.ai la nouvelle qui précède ce livre… J’ai bien hâte de le lire.. En tout cas, pour ma part, tu m’a conquise !!!
    Merci de ce partage très personnel.. bisouxx

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